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Cyclotouraine N°379
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Le Journal L’Alsace a publié sur son site le 27 décembre 2016 un article rédigé par Prosper Ruetsch qui propose quelques astuces et techniques pour affronter le froid lors des sorties hivernales de cyclotourisme. En voici les principes de base et les bons conseils :

Les sorties hivernales ne sont pas contre-indiquées à vélo. Le courageux cyclotouriste doit toutefois s’accommoder des températures fraîches, glaciales parfois, en connaître les conséquences et rester raisonnable si les conditions sont extrêmes. En cas de verglas, par exemple.

Confronté à la froidure, l’organisme va mettre en route des procédés d’adaptation. Il va augmenter sa production de chaleur pour maintenir la température corporelle à 37°C. Il va aussi diminuer le calibre des vaisseaux sanguins superficiels, ce qui permettra la sauvegarde des organes vitaux et profonds (cerveau, cœur, poumons, reins, foie, etc) qui doivent absolument rester à une température proche de 37°C. Cela au détriment de la peau, dont la température peut descendre à 20°C.

L’embarras du choix

Pour affronter les rigueurs du climat, les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour mettre au point de nouveaux vêtements ou accessoires. Au niveau du visage, il convient de se protéger les oreilles (risques d’otites), le nez, la bouche et les yeux. Une cagoule remplira en grande partie cette fonction en permettant d’aspirer de l’air quelque peu réchauffé. Pour limiter le larmoiement, les yeux seront protégés par des lunettes.

Les parties qui vont le plus souffrir seront les extrémités des membres. Si les pieds ou les mains ne sont pas assez protégés, au bout d’une heure on vivra un véritable calvaire. Pour protéger les pieds, optez pour une paire de chaussettes membranées (une couche souple et très fine est insérée entre deux tissus), complétée par des sur-chaussures.

Les mains surtout doivent conserver une certaine sensibilité pour garder la maîtrise des freins et du guidon. Pour cela, deux paires de gants superposées, la première en coton ou soie, recouverte d’une paire en Windstopper. Il faut toutefois veiller à ce que les mains ne soient pas comprimées par cet assemblage. Alimentés par des batteries ion-lithium rechargeables, les gants chauffants imperméables ont une autonomie de deux à six heures selon le niveau de chauffage sélectionné. Il existe aussi des « chaufferettes », à coller sur ses mains ou ses pieds et qui diffusent une douce chaleur.

Le concept « peaux d’oignons »

Pour le buste, adoptez le concept « peaux d’oignons » en superposant différentes couches d’habits, l’air emprisonné entre les couches constituant le meilleur isolant. La première couche, sur la peau, devra être hydrophobe et devra chasser l’humidité sans l’absorber. Un tissu dont les fibres transporteront l’humidité de la transpiration vers l’autre côté du vêtement. Une fibre naturelle, comme le coton, absorbe la transpiration sans l’évacuer, créant ainsi des frissons dès que le cycliste ralentit son effort. Les couches suivantes devront assurer l’effet de chaleur et, si possible, continuer le transfert de l’humidité vers l’extérieur. La couche la plus externe devra servir de coupe-vent et d’imperméable.

Quelques trucs

Avant le départ, quelques mouvements de stretching réchaufferont la musculature. Si besoin, enduisez vos extrémités avec une pommade chauffante. Si vous en avez la possibilité, roulez en groupe, vous trouverez le temps moins long. Inhalez l’air par le nez, il aura le temps de se réchauffer lors de son passage par les fosses nasales, ce qui ne sera pas le cas si vous inspirez par la bouche. Roulez plutôt l’après-midi, afin de gagner quelques degrés par rapport à la température matinale, et réduisez la sortie à deux ou trois heures.

Ne perdez pas de vue que pour maintenir le corps à 37°, l’organisme a besoin de calories supplémentaires et que le froid augmente le volume des urines. Avec la transpiration qui existe sous l’amoncellement de vêtements, il faut boire. Un bidon isotherme ou l’utilisation de gourdes corporelles, de type Camelback, retarderont le refroidissement de la boisson, dont la température idéale avoisinera les 15 à 20°.

Dès l’arrivée, mettez-vous au chaud et prenez une douche, ou mieux, un bain à 37°C, avant d’enfiler des vêtements chauds. Pour compenser les dépenses énergétiques, consommez des boissons chaudes et sucrées et une collation contenant des glucides. Et vous verrez qu’avec un peu de préparation, un peu d’équipement et un peu de bonne volonté, il est possible de rouler à vélo en hiver.

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